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La pyramide de Maslow

La pyramide de Maslow permet de comprendre la hiérarchie des besoins de l'homme. Selon Abraham Maslow, la satisfaction d'un besoin ne peut être réalisée que si les besoins des niveaux inférieurs sont eux-mêmes satisfaits.

Par exemple, un individu ne peut se sentir en sécurité (niveau 2) si sa première préoccupation est de trouver à boire et à manger (niveau 1).

Cette pyramide sert également dans l'entreprise : la productivité d'un collaborateur (niveau 5) peut être dégradée si celui-ci ne se sent pas intégré dans son équipe de travail (niveau 3) ou tout simplement si il n'a pas bien dormi (niveau 1).



La France a atteint un niveau de développement tel que nous pouvons collectivement choisir d'assurer à chaque citoyen la satisfaction de ses besoins physiologiques : se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner.

C'est d'ailleurs le cas depuis de nombreuses années. Les malheureux qui meurent de froid auraient pu bénéficier de structures d'accueil (SAMU Social, Secours Catholique, Restos du Coeur, etc.). Comme le savent ceux qui tentent de leur venir en aide, c'est bien souvent un choix résolu de leur part de refuser de quitter leur univers personnel, fut-ce les deux mètres carrés d'une bouche d'aération du métro : c'est leur territoire, leur chez eux, inaliénable parce qu'il l'ont choisi.

Leur misère n'est pas matérielle en premier lieu. Elle est d'abord souffrance psychologique de constater leur déchéance, de voir leur main vide, tendue vers le passant de l'autre monde... La France a les moyens financiers d'assurer à chacun de quoi se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner. Si on prend comme objectif que chaque français soit au niveau du seuil de pauvreté, un calcul rapide évalue le besoin de financement à 250 milliards d'euros par an. A comparer avec les 1892 milliards du PIB mesuré en 2007.

La satisfaction des besoins physiologiques de la population française absorbe 15% des ressources du pays. Chaque ménage vivant au dessous du seuil de pauvreté peut ressentir que ses concitoyens, collectivement, refusent de lui attribuer les 15% de leurs revenus qui lui permettraient de vivre dans la dignité.

A l'inverse, une personne dans le besoin ne peut qu'être blessée par un outillage social peu valorisant pour les "bénéficiaires". Pourquoi affubler du terme "minimum d'insertion" un revenu de subsistance ? Pourquoi qualifier de "spécifique de solidarité" une allocation "ass" qui choque les anglicistes ? Pourquoi culpabiliser ou rappeler des souvenirs douloureux à un "parent isolé" alors qu'il s'agit seulement d'assurer la subsistance d'une femme et de ses enfants ? Pourquoi qualifier des millions de gens de "minimaux sociaux" ? Pourquoi leur imposer des démarches compliquées, répétitives et humiliantes ?

Comment décrire la détresse de ceux qui "descendent l'échelle sociale" ?


L'Allocation Universelle rompt radicalement avec cette logique d'asservissement. En versant à chaque citoyen, de sa naissance à sa mort, une allocation unique, forfaitaire, qui constitue (en complément de la sécurité sociale) un socle de subsistance inamovible, on permet à chacun de bâtir sa propre histoire, de tenter ses projets et de grandir.



Lorsqu'on considère la pyramide de Maslow du point de vue des moyens à mettre en oeuvre pour que le maximum de citoyens d'un pays puisse en gravir les échelons, on constate que :

  • les besoins au bas de la pyramide peuvent être satisfaits par des mesures collectives, décidées à l'échelle d'une nation,
  • les besoins au milieu appartiennent à la sphère sociale ou familiale,
  • les besoins du haut dépendent résolument de la sphère privée, jusqu'à l'intime de chaque personne.

L'Allocation Universelle rend leur dignité aux personnes, en éliminant toutes les différences de traitement par l'administration. La satisfaction des besoins les plus élémentaires est prise en charge par l'Etat, dans un mécanisme de répartition systématique, s'appliquant de manière digne et homogène à tous les citoyens. La satisfaction des besoins de vie sociale et de satisfaction personnelle répond alors exclusivement à une logique de marché et de choix personnels. Chacun est libre de réussir sa vie comme il l'entend.

 


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