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FinancementLe budget annuel à dégager s'évalue à 280 milliards d'euros, calculé en multipliant :
On peut mettre en regard les ressources de l'Etat français
(loi de finance 2006) :
D'après l'INSEE, les prestations de protection sociale mobilisent un budget de 437 Md€ (en 2007), dont le financement est assuré en grande partie par les cotisations sociales (CSG, charges salariales et patronales). Les prestations incluent :
Il n'est bien entendu pas question de supprimer les prestations santé, chômage, invalidité ou vieillesse ! Les ressources fiscales actuelles ne permettent donc pas de financer l'allocation universelle définie plus haut. Un projet d'allocation universelle ne peut s'insérer que dans un projet fiscal plus global. En réalité, il s'agit de mettre en place une profonde réforme du principal outil de redistribution : l'impôt sur le revenu.
Vers un Impôt Universel de Redistribution des Revenus (IURR)L'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP) redistribue largement les revenus du travail, du capital ou de substitution :
Si tous les revenus étaient imposés de façon identique, c'est 300 Md€ de ressources supplémentaires que l'Etat engrangerait ! Les diverses courbes présentes sur ce site montrent bien le principe général de la redistribution actuelle, qui voit se juxtaposer trois types de mécanismes :
Au final, la redistribution dépend de trois critères qui se combinent diversement selon les mécanismes :
Notre proposition consiste à mettre en place un mécanisme unique de redistribution selon les deux premiers critères. Les situations particulières sont traitées à part, en complément du mécanisme universel. L'Impôt Universel de Redistribution des Revenus (IURR) est constitué de deux composantes :
La logique voudrait que l'IURR soit strictement réservé à la redistribution, financant néanmoins certaines prestations non contributives (CMU, CMUC, handicap...). Les charges collectées par les URSSAF seraient ainsi recentrés sur les prestations de nature plutôt assurantielles (vieillesse, maladie, chômage, accidents du travail...). L'impôt sur la consommation (TVA) serait alors orienté vers le financement des missions régaliennes de l'Etat, la formation, le maintien de l'ordre et la justice, la santé publique... L'IURR doit être équilibrée par construction. De par la loi, le montant de l'allocation universelle calculée pour une année (par classe d'âges) doit dépendre strictement du produit attendu de l'imposition des revenus de l'année, éventuellement corrigé du solde de l'année précédente et d'inévitables frais de gestion. Une transparence absolue est nécessaire.
Rationalisation des prestations sociales et familialesL'Allocation Universelle est destinée à se substituer intégralement ou en partie à de nombreuses prestations :
La suppression de certaines prestations s'accompagnera d'un redéploiement des effectifs mobilisés aujourd'hui pour leur gestion. L'Etat français consacre quelques 110 Md€ par an en frais de personnel, et les administrations de sécurité sociale 50 Md€. Des économies substantielles sont à espérer, à terme, permettant de redéployer l'action publique vers d'autres missions d'intérêt général. D'autres prestations verront leurs règles d'attribution profondément modifiées. En particulier, les prestations Assedic, ainsi que les règles de cumul avec un salaire seraient revues. Gérées selon un principe d'assurance, leur montant serait diminué de l'Allocation Universelle perçue par le bénéficiaire (soit 385 € par mois). En d'autres termes, cela revient à séparer en deux la prestation Assedic : une part de redistribution gérée par l'Etat et une part d'assurance gérée par l'organisme paritaire.
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